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Dans le domaine du thé, le Sri Lanka mène la danse et exporte chaque année environ 285 985 tonnes, ce qui représente 20% de la production à l’échelle mondiale. Le plus populaire et connu des thés Sri Lankais est le Ceylan, dont on doit l’invention à un écossais du nom de James Taylor. Les « domaines de thé » que l’on retrouve aux contreforts du pic d’Adam sont entièrement dédiés aux différentes étapes du traitement de la feuille de thé et plusieurs d’entre eux continuent de faire tourner des machines qui sont vieilles de plus d’un demi-siècle. D’ailleurs, certaines de ces plantations géantes ont ouverts leurs portes aux visiteurs afin que ces derniers puissent à la fois déguster et se procurer le si renommé thé de Ceylan. Le 1er janvier 2002, suivant l’exemple de ses pairs du Japon et de la Chine, le Sri Lanka a inauguré le premier musée du pays dédié au thé, près de Kandy, au domaine Hanthana Estate, où l’on retrouve une vieille usine à thé de 75 ans d’âge ainsi que les outils nécessaires dans la préparation du thé.
Même l’hôtellerie n’échappe pas à cette fièvre du thé, comme nous le prouve l’hôtel Tea Factory, déjà lauréat de trois grands prix d’architecture et du Asia Pacific Heritage Merit 2001 décerné par pas moins que l’UNESCO. Il s’agit en fait d’une ancienne manufacture de thé, où la machinerie est d’ailleurs toujours en état de fonctionner, que l’on retrouve à pas moins de 2000 mètres d’altitude dans l’un des jardins de thé les plus réputés du pays, Kanpola. Si son architecture industrielle insolite peut parfois étonner, son confort lui ne laisse rien à désirer et si on y ajoute la beauté des panoramas environnants, le décor est planté pour une expérience unique au monde. Même le menu s’illustre de par son originalité et le chef propose à ses clients des petits plats dits « spécial thé » avec au menu : poulet de grain rôti à la crème de thé ou riz et légumes avec sauce thé et gingembre, tarte à la rhubarbe au sabayon de thé ou mousse de thé avec baies de saison. Ça donne l’eau à la bouche !
Ne vous étonnez pas, au Sri Lanka le thé est apprécié lorsqu’il est fort, très sucré et légèrement adouci avec du lait et inscrit sur les paquets vous trouverez de quoi vous renseigner sur les saveurs et la qualité du produit. Prévilégiez les thés qui proviennent de la région de Nuwara Eliya et de la province d’Uva, ce sont depuis toujours les plus réputés du pays. Si vous vous interrogez sur la signification des termes FOP et BOPF, voici ce que vous devez savoir :
FOP ou Flowery Orange Pekoe sont les mélanges où l’on retrouve une majorité de bourgeons dorés ou argentés, ce qui donnent au thé beaucoup d’arômes et qui en fait le plus prisé des thé Ceylan.
BOPF ou Broken Orange Pekoe Fannings sont pour leurs parts, des mélanges qui sont fait à partir de feuilles broyées provenant de la région d’Uva qui donne au produit un goût très corsé et parfumé.
Croyez-le ou non, ce sont les enchères de la bourse qui régissent le domaine des thés et ce depuis 1679, par l’ancêtre du système actuel, la London tea Auction qui a fermé ses portes en 1998. Les principales places bourisères du thé se trouvent à Colombo au Sri Lanka, Mombasa au Kenya, Lime-Jakarta en Indonésie, et Chittagong au Bengladesh. En 1983, la bourse de Colombo a fêté son centenaire et près de 95% du thé du pays passe par la « Colombo Tea Auction » qui a ouverte ses portes en 1883 et qui attire plus de 200 compagnies, ce qui fait d’elle la plus importante au monde.
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